Draguer à une station de métro
Les scènes de la vie quotidienne sont parfois inspirantes… D’une simple anecdote est née une technique de drague à part entière (même si elle nécessite beaucoup d’entraînement pour se révéler vraiment efficace).
L’anecdote :
Après une journée harassante passée au lycée (un adolescent est toujours exténué lorsqu’il finit les cours), je rentrais chez moi accompagné d’une copine de classe. Jusque là rien de bien folichon, le grand moment s’est produit lorsqu’on a franchi les portes battantes de la station de métro au même moment qu’un autre usager qui comptait en sortir.
Je ne me souviens plus de quoi nous parlions à l’époque (il faut dire que l’histoire remonte à une dizaine d’années), toujours est-il qu’elle était en train de me regarder lorsqu’elle a poussé la porte, raison pour laquelle elle n’a pas vu le mec qui se trouvait derrière cette dernière et que ce dernier s’est pris la porte de plein fouet en pleine tête.
Ma première réaction fut alors de me demander si le gars avait mal (oui, il avait manifestement mal) mais j’étais forcément moins préoccupé par son état que ma copine qui lui a demandé à plusieurs reprises si il allait bien tout en lui présentant par la même occasion les excuses qui vont de pair avec ce genre de situation.
Alors qu’elle ne lui aurait probablement jamais adressé un regard ou même accordé la moindre à cet individu sans ce coup de porte malheureux, il était devenu le centre de ses préoccupations…
Transformation en technique :
En prenant la correspondance, je me suis rendu compte qu’accaparer toute l’attention d’une fille durant quelques minutes était une chose intéressante mais je n’étais pas disposé à prendre le risque d’avoir le nez cassé pour autant…
L’idée qui s’est imposée naturellement était donc de reproduire la même situation en mettant discrètement mon pied devant la porte afin que le choc reste réel sans pour autant être touché au visage (mais en simulant tout de même le contact à cet endroit)…
Pratique :
Il m’a fallu des semaines avant de pouvoir trouver une occasion propice à un remake de la scène (c’est dingue comme les gens évitent le contact avec les autres, ils prennent toujours la porte derrière laquelle personne ne se trouve), néanmoins la première occasion s’est enfin présentée et… j’ai totalement raté mon coup en développement un jeu d’acteur loin d’être crédible en raison d’un timing lamentable. La fille m’a regardé de manière suspicieuse et a continué son chemin sans même s’arrêter…
Alors que j’avais abandonné l’idée de recommencer depuis de longs mois, une occasion rêvée s’est présentée et j’ai eu assez de présence d’esprit pour tenter à nouveau l’expérience. Ma prestation était encore ratée et j’ai récolté une phrase du genre «Ah non je t’ai pas touché fais pas semblant!!!» à laquelle j’ai répondu « Ouais c’est vrai, mais personne ne t’as jamais abordé de cette manière ». La conversation était lancée…
J’ai tenté cette situation une dizaine de fois grand maximum (principalement entre 16 et 20 ans, maintenant je me sens trop vieux pour tenter cette approche) et presque à chaque fois, j’ai raté ma simulation, partageant ainsi les réactions obtenues entre les regards dubitatifs et les rires (le résultat dépend énormément du timing).
Une fois seulement, j’ai pu reproduire la scène de l’anecdote initiale presque à la perfection (il faut dire que la porte a effleuré mon arcade ce jour là) mais voyant que la fille culpabilisait, j’ai vite cessé de faire semblant d’avoir mal (le but n’était pas de faire culpabiliser les filles mais simplement de les aborder d’une manière sortant de l’ordinaire). Elle a eu un sourire de soulagement en apprenant que tout allait bien mais a vite écourté la discussion que je tentais de lancer…
Conditions requises :
Cette technique est très bonne pour créer un contact de circonstance et récolter un intérêt indéniable mais les conditions requises sont bien trop nombreuses pour qu’elle devienne autre chose qu’une simple carte à avoir dans son jeu (elle ne peut réellement se montrer très utile que si vous passez vos journées à entrer et sortir du métro)…
- Il faut entrer ou sortir du métro exactement au même moment qu’une fille qui vous plaît (en ce qui me concerne, j’ai même tenté le coup avec des filles qui ne me plaisaient pas)
- Que la fille ne décide pas au dernier moment de choisir une autre porte que celle derrière laquelle vous vous trouvez (chose que tout le monde fait par instinct, mais aux heures de pointes ou aux stations passantes, le choix d’une porte libre est presque un luxe…)
- Il est crucial d’avoir un excellent timing et de commencer à vous tenir la tête au moment précis où votre pied touche la porte (la barrière qui permet de semer le doute tient en une seule et unique seconde). Cela revient à faire une passe aveugle au foot, vous devez regarder ailleurs « en même temps » que vous faites la passe sinon le geste est raté. La seule manière d’être vraiment crédible est de ne pas mettre le pied mais je vous le déconseille car vous perdrez tout glamour avec un nez qui pisse le sang…
- Évidemment, cela ne marche qu’avec des portes battantes, pas avec les portes automatiques.

